technique de chasse du requin
Ce requin surnommé la "mort blanche" nous fait penser à une machine guerre.
Nous allons voir maintenanant comment il chasse.
Il est possible de découper ce comportement en quatre étapes : détection, identification, approche et consommation.
Une anatomie parfaite
Dans la rubrique "fiche technique", nous avons vu que le requin possède des atouts qui lui permettent une accélération brusque.
En effet, la nageoire caudale et son corps hydrodynamique lui assurent un déplacement rapide en consommant peu d'énergie.
On remarque d'ailleurs que c'est sa queue qui le fait avancer et non le mouvement global de son corps qui reste à peu près droit.
Le requin a une température corporelle plus élevée que l'eau environnante grâce à un système de veines qui renvoient la chaleur produite par l'exercice vers les muscles et l'estomac.
Ainsi, le requin digère plus vite ses proies et l'apport d'énergie est plus rapide.
Les muscles plus chauds, peuvent passer du repos à l'exercice très rapidement et sans contrainte.
L'approche silencieuse
Examinons une situation en Afrique du sud. Le grand requin blanc ne fait pas le poids face à l'agilité des otaries. Il doit donc attaquer par surprise. Dans cette région, l'eau est trouble en certains endroits, les otaries plongent alors vers le fond où la visibilité est limitée.
Mais certaines otaries ne prennent pas cette précaution et nagent en surface.
A 50 mètres de la victime, le requin rase le fonds furtivement.
A 15 mètres il quitte le sol pour monter en flèche puis accélérer brusquement et attraper l'otarie. Il ne doit pas manquer son attaque, car si l'otarie a le requin dans son champ de vision, elle lui echapera presque à tout les coups.
Le requin n'abandonne pas mais il devra recommencer une attaque par dessous. Lors de cette attaque, le requin est propulsé hors de l'eau.
Le saut hors de l'eau
Vous connaissez les célèbres photos ou le requin jaillit hors de l'eau.
En effet, sa proie qui nage souvent à la surface, ne regarde pas en dessous. Le requin arrive par surprise, attrape sa proie et fait ainsi un bon hors de l'eau.
Ce moment est réellement difficile à prendre en photo car il faut une silhouette qui simule la proie. Il n'y a plus alors qu'a attendre l'attaque fulgurante.